Tuesday, July 03, 2007

Monne-tri-âlle!


Mes deux chummées pis moé, on allait souvent à Montréal pour se "ressourcer" - une exfoliation complète du portefeuille - en éliminant toutes traces de papier et de métal (une chance qu'il nous reste le plastique!!!).

Ça c'est dans le temps où on étudiait et habitait toutes les trois d'ins Cantons de l'Est. Puisqu'aller à Montréal se présentait comme une aventure en soi, on s'arrangeait pour y séjourner le plus longtemps possible, repoussant les limites de l'endurance physiques des muscles de bras et des derrières de talon. Parce que voyez-vous, on se mettait sur notre 36 pis pas à peu près.

Maintenant MJ est en Asie, Jude dans la métropole, et moi un peu partout... en région.
La photo a été prise sur une rue qu'on ne fréquentait habituellement pas; on se contentait des angles Sainte-Catherine / Saint-Denis, de l'UQUAM à Concordia, et on mangeait presque toujours au Quartier Chinois. Les filles, vous me manquez.

Thursday, April 27, 2006

Swallowtail Butterfly


Les oeuvres artistiques et litteraires billingues ou polyglottes ont ce puissant attrait sur ma personne. Les milieux de travail, les affiches, les panneaux, les produits de consommation ont ce meme effet. Inconsciemment, je recherche avidement ces phenomenes plutot recents, j'imagine. J'admire profondement les gens parlant une langue maternelle internationalement obscure, ceux qui maitrisent l'anglais sans l'avoir designe langue seconde, les gens qui savent se debrouiller dans la langue de leur pays avoisinant, les gens sachant parler leur dialecte ou le langage standard selon les circonstances. Swallowtail Butterfly est un film "japonais", mais en realite les dialogues sont uniformement trillingues. J'en fus abasourdie. L'action se deroule dans un Japon inexistant, car on y parle d'une ville, d'une region qui accueille les immigrants en quete du graal economique qui y jaillit de toutes parts. Des locuteurs d'une langue chinoise que je ne pourrais nommer et des anglophones, aussi. Il existe beaucoup plus de films de ce genre qu'on ne pourrait le croire; prenez Clean d'Olivier Asseyas, avec Maggie Cheung jouant une rockeuse en [rehabiri].

J'ai oublie beaucoup de choses que je considerais faire partie de moi.

Maintenant j'ecoute presque uniquement la Bonne Nouvelle approuvee par PitchforkMedia. Ces desirs implacables du temps de ma scolarite canadienne se sont resolument dissous grace au sevrage force de civilisation quebecoise durant mon contrat au camp et mon sejour au Japon (avec un seul jour d'intervalle entre les deux visant a initier ma correspondante francaise a sa nouvelle ville, la mienne, et sa maison, et sa bicyclette et sa chambre, que je peux aussi appeler miennes - elle repart dans sa region natale deux semaines avant mon retour, on ne pourra pas se rencontrer a nouveau!).

Cette annee aussi, je dispose d'un nombre ridicule d'heures en guise de repit entre mon arrivee du Japon et le debut du nouveau contrat qui me logera dans une autre ville, entre ma maison et mes etudes cette fois-ci, et non deux heures dans le neant au Nord de Montreal. Quarante-huit heures, mes amis!

Je suis desolee. C'est tres ininteressant. Et si ca se trouve, ma main et mon oeil inexperimente a laisse des fautes d'orthographes, choc anaphylactiques des francophones, se glisser dans ces paragraphes a la syntaxe et au vocabulaire deja limites. J'ajouterai une photo un peu plus tard.

[http://www.cineasie.com/CinemaJaponais/IwaiShinji/Swallowtail%20Butterfly.jpg]

Wednesday, April 19, 2006


Well my friends, a lot of things happened within this long and silent lifespan spurred before our eyes? The distortion would seem incredible to us when compared. Some nights have been long and mornings heavy, some days splashing my surroundings with the glory of a new hope for tomorrow. Tomorrow is near and for a couple of months now my headset's been wandering somewhere, "hanging in the sky", between Montreal and Nagoya...

Everytime I look at an analog or digital clock Quebec time shows up immediately like a burn on my forehead. There used to be a time where I pleaded God to let me stop think of my mother; and now that we grow slightly closer her essence as my only muse fads away like honey sinking in a pot of plain yoghourt. I clearly haven't CREATED in the twelve months covering the last year. M said that there used to be school and "those things", and the beauty of college lies in the fact that college is "those things". What are those things that matter to me, I know not yet. Writing? Drawing? Don't try to make me list comics. They are far too great for me to even try to concieve. Maybe I can read them; well I've made some interesting discoveries here thanks to a professor.

There is a municipal library next to the vacant lot up the hill leading to my dorm. (They call it a Seminar House, and it is a merry blend of international students who cohabitate in a spacious and clean building stricter than any homestay family available. My roommate is a Canadian Wild Person, CWP.) Sometimes I walk up the hill and enter the brand new building next to the vacant lot; the most interesting thing to me is the children literature section. There are treasures of graphic and narrative experiemental works, ranging from ink stroke prodigies to watercolor minimalist fables. Maybe cartoonists and children literature illustrators/authors have things in common.

The lovely man on the picturs is a Fellow Citizen and Enjoyer of the Public Published Books Service. There are also baiku - scooters - in these parking lots. Very few cars if any have the priviledge of resting next to a public library in the neighbouhood. I don't know how car/library relationships are going in the rest of the Land of the Rising Sun.
Sleep well, and eat a wealthy breakfast.

Tuesday, October 18, 2005

les fruits

orangeclementine - mikan
okuradaikon ... tsukemono
kaki
nashi!
pomme geante,salade iceberg, concombre, carotte geante, banane,patate douce et ordinaire
oignons long, rond et tres mince
citron et limetomate bleme
ananas mangue
raisin muscat
MELON
il est difficile de trouver quoi que ce soit d'autre dans les marches ou supermarches

Tuesday, September 27, 2005

Danjiri matsuri


Bon ben aussi ben ecrire ca en francais, tse.

Il y a quelques semaines, le festival Danjiri a eu lieu au Sud-Est de Osaka, dans une petite ville de campagne. Ma marraine (speaking partner) a eu l'extreme gentillesse de m'y amener et de m'accueillir chez elle pour la nuit (c'est deux heures de train/marche/bus entre chez elle et chez moi). Le but des festivites semble etre centre sur la construction et le transport d'un char geant a travers les rues de la ville, chaque municipalite environnante presentant fierement sa propre delegation chaque annee. Certaines ecoles sont fermees pour les quelques trois jours du festival. D'autres gens prennent entierement conge pour cette seule occasion, et ce n'est meme pas durant une fin de semaine! Le char est tres haut, illumine de lanternes (electriques) traditionelles et a l'interieur... de jeunes garcons jouent une musique traditionelle rythmee avec des instruments de musique traditionnels. J'ai senti que ce festival etait tres traditionnel. Le char est tire avec de longues cordes par plusieurs personnes. Le jour, les hommes tirent tellemenr vite que parfois le char fonce dans un batiment. Aussi les hommes sautent parfois d'un char a l'autre. Durant l'heure du souper ils se reponsent pour la representation du soir, plus calme, avec femmes et enfants s'y joignant. Mais attention, c'est un festival traditionellement masculin. Les femmes ont recemment ete admises a parfois peut-etre tirer le char, puis parfois peut-etre s'asseoir a l'interieur. Je ne me souviens pas avoir vu de fille ou de femme jouer d'un instrument. Si une femme venait a grimper sur le toit du char, un grand accident se produirait. Mon enseignant de sociologie m'a raconte qu'une fois, une fille avait grimpe sur le toit, surement sans permission. Mais puisque le char n'etait pas en mouvement lorsqu'elle s'y trouva, tout le monde fut soulage d'avoir evite un grand cataclysme.

Tout le monde buvait et on a recu des canettes de bieres. J'ai vu deux gaijin saouls se joindre a la parade, aucun probleme, tout le monde se marrait bien. Les filles qui se joignaient au danjiri avaient les cheveux coiffes 'danjiri hair' pour l'occasion, le style rapellait les tresses serres que les haitiennes ont tout le tour de la tete. C'est cinquante man yen et c'est pour une occasion de trois ou quatre jour. C'est fantastique ce que les gens sont prets a faire pour leurs traditions! J'ai adore ce festival. Merci beaucoup, Ayako. :D

Wednesday, September 14, 2005

O kome.


Here is a rice field in the middle of a two hundred thousand people city. But really having lived in a two hundred thousad city myself in my own country, the japanese city really feels small. The train stations are very busy places kind of fun to hang out on weekday nights. It's always full of Pachinko parlors, which are full of people. Yesterday I ate local specialties cooked in front of me on a gril installed in or on a pick up truck. Looked kind of crappy but it's Japan and I am a hundred percent sure I won't catch syphilis or typhoid fever from it, unlike... hum, developing countries. I also tried tiny mochi balls on a stick dipped in caramelized soy sauce. That means it's supposed to be sweet. I got worried about my teeth yesterday and I bought a 60YEN toothbrush and FINALLY found some decent, roll dental floss. It is unpopular here. But they don't eat steak, sweets or fibered fruit/veggies like some do in other parts of the world. They seem to have a variety of sticky food though. We really are stupid, eating unlimited amounts of candy or sweetened prepared food, then wondering why we become fat and get cavities all over the place.
From this rice field emerges the national OKOME (venerable raw rice?). I love rice and what treasures have the japanese come up with it! Assorted donburi, exquisite paper, tender and subtle and beautiful mochi... I love mochi and the azuki paste. Whenever I have to choose a flavor (for ice cream or juice or whatever) I try to choose mattcha and/or azuki. The other very popular flavors are melon, pineapple, mango, nashi (delicious big round juicy japanese pear/apple), mattcha, vanilla and chocolate. I would have expected crazy flavors like we see in america, like blue cherry/starfruit or cranberry/passion fruit. Very conservative flavors to my spoiled eye and tongue. Okay whatever.

Well those comments are pejorative. I live in Kansai. Maybe it is different in other areas of Japan. Actually I should stop calling 'it', the place where I live, 'Japan', but actually 'Kansai'. Similarly, Texas is very different from Vermont, isn't it. Same for New-Brunswick and Yukon. (That's in Canada fyi. Oh today I was told by a Stater that Canadian food was just like American food. Yeah right.)

Thursday, September 08, 2005

The Cityscapes


Of everyday life.
Sometimes I wished I understood this earlier. That is it rude to take real pictures or real people doing real things. But somehow, it just violates their intimact, doesn't it. When I was in Bolivia, we just took pictures of landscapes because it was different. When the bus stopped, we just go out and lined-up to photograph the sunset. There was no sunset actually, it just sounds nice. But we were like, 14 or so, without artistic sensitivity. Maybe 'the daily' is not what real artistic sensitivity means, but that's what I feel right now. I also like the pretentious and the abstract. I find it hilariously delectable and just WORTH it. As of now I found myself frustrated in being uable to capture as much essence as I wished of the Japanese because of social norms. Of course I wouldn't like either being photographed by a tourist as I am putting on my shoes, for example.
So now that I got a digital camera, quite handier than the disposable camera on many aspects, I take many many pictures of 'the daily'. Up to now I have been taking an average of ten a day, which is way too little for my expectations. I should even be taking a pictures of my hands on this keyboard because it is so real and very representative of 'the daily', but I don't have extra arms. I really like this picture. I took it on the way home. And at home I could have taken the same picture at a different angle from my balcony. Ordinary boys hanging out on a surprisingly rare open space because it's hot, there's no school and nothing to do in this residential town. In a few days, which is actually a few days ago, they will (have been) wearing school uniforms.